plaque double

Jean Antoine CONSTANTIN

(1756 - 1844) 

 


Peintre


 
 


portraitSa vie

Jean Antoine CONSTANTIN naquit à Marseille, ainsi que son frère jumeau Ferréol, le 20 janvier 1756 dans une famille de modestes paysans des environs du quartier de Bonneveine.

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M. Blanchard, peintre sur émail, frappé des dispositions de cet enfant pour le dessin, le fit placer dans une fabrique de porcelaine à laquelle il était attaché.  Lorsque Constantin quitta cet établissement, il résolut d'apprendre à fond l'art du dessin.


L'école de peinture de Marseille lui en facilita les moyens. Il la fréquenta assidûment profitant de l'enseignement de MM. Kapeller, David et Giry. A la sortie des leçons, il copiait dans les détails le champ qu'exploitait son père, mais il consacrait également à l'étude une partie de la nuit. Des progrès rapides couronnèrent ses efforts.

M. Perron d'Aix, ayant vu les croquis du jeune artiste, l'attira dans cette ville, devint son mécène et l'envoya à Rome à ses frais, en associant à son œuvre trois autres bienfaiteurs : MM. de Sederon, de Montvalon et de Fonscolombe.

A Rome, le jeune Constantin va développer son désir d'observation du pittoresque. Il travailla beaucoup dans la campagne romaine où il dessinera tous les coins de paysage. Il n'est pas de monument ni de site de Rome et de ses environs qui n'aient été copiés par lui. Rien n'a échappé à son investigation.

Au bout de 6 ans, il revint en Provence, riche d'un recueil de dessins à la plume, au lavis et au crayon rouge. Il se fixa à Aix et s'y maria. En 1786, à la mort d'Arnulphy, il fut nommé directeur de l'Ecole de Dessin de cette ville, mais celle-ci fut bientôt fermée par la Révolution.


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Constantin, qui avait une famille à nourrir, fut obligé d'aller gagner sa vie à Digne où les autorités locales le placèrent à la tête de l'école de dessin. C'est dans cette ville, dans les nouvelles études qu'il dessina à ce moment sur la nature, qu'il commença vraiment à comprendre la beauté du paysage provençal et s'appliqua à en déduire le caractère. Les nombreuses vues des paysages austères de la région Bas-Alpine sont parmi ses oeuvres les plus remarquables.
 
 


 
Après un séjour de 6 ans à Digne il retourna à Aix et s'y livra exclusivement au dessin et quelquefois à la peinture. Il y fut l'un des fondateurs de la Société des Amis des Sciences, des Belles Lettres, de l'Agriculture et des Arts créée en janvier 1808 et érigée plus tard par ordonnance royale en Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles Lettres.


AD En 1813, il fut nommé professeur adjoint de l'école de dessin qu'il avait dirigée avant sa suppression au moment de la Révolution.

En 1817, ses amis le sollicitèrent d'envoyer quelques dessins à l'exposition de Paris. Les paysages exposés trouvèrent acquéreurs et valurent à leur auteur une médaille d'or.

En 1833, il fut nommé Chevalier de la Légion d'Honneur.

Constantin mourut à Aix le 9 janvier 1844 et il repose au cimetière de cette ville.


Le peintre

Grand artiste, maîtrisant parfaitement la technique du dessin à la plume et au lavis Jean Antoine Constantin est considéré comme l'un des pères de la peinture provençale. Son influence fut évidente dans la formation de ses élèves : Auguste de Forbin, Marius Granet, Louis Mathurin Clérian, Loubon. Il est l'ancêtre, mais également le maître de l'école provençale du paysage.

Constantin qui ne fut jamais riche, fut toujours obligé de travailler pour faire vivre sa famille.

Quand il revint à Aix pour accepter un emploi de professeur adjoint à l'école de dessin qu'il avait dirigée auparavant, il commença, alors pressé par le besoin, à produire, souvent sans le concours de la nature, des scènes mythologiques ou historiques dans lesquelles il plaçait des ermites, des guerriers et des animaux, et qui n'ont plus une grande valeur.

Jamais abandonné financièrement par Granet, qui lui fit avoir une pension de 150 francs par an, Constantin mourut pauvre.

délibérationAussi candide et modeste que désintéressé, jamais il n'attribua une valeur à ses œuvres. Il recevait avec reconnaissance le prix qu'on lui offrait, le croyant toujours au-dessus du mérite de l'œuvre.

Lorsqu'il revit, bien des années après l'avoir exécutée, une suite de paysages au lavis parmi lesquels était une vue des cascadelles de Tivoli considérée comme un véritable chef d'œuvre, il dit en langue provençale "Esti ben iou qu'ai fa aquo ? (Est-ce bien moi qui ai fait cela), "Pourriou plus faïre ansin" (Je ne pourrais plus faire ainsi).

Satisfait de sa modeste position, il ne chercha pas à en sortir. Jamais il ne sollicita d'emploi.  


Sources :
- Archives départementales du 13 (dépôt Aix)
- Archives communales d'Aix
- Bibliothèque de l'AG13
- Internet
- Bibliothèque Méjanes d'Aix
- Musée Granet (Aix)
- Musée Longchamp (Marseille)
- Musée du Louvre (Paris)
- Histoire d'Aix en Provence
- "Aix en Provence à travers lla littérature française" de Marcelle Chirac

Auteur du panneau : Suzanne AUDIBERT

Activités de l'antenne aixoise de l'AG.13




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