PLAQUE

Joseph Emile Charles LOUBON

(1809 - 1863)


Peintre de la Provence




PORTRAIT  
   



Le nom de Loubon fut attribué en 1894 à une rue qui avait déjà changé de nom dans le passé : C'était la rue Malespine, d'après le nom des Malespine, seigneurs de Montjustin  qui y demeuraient au  XVIème siècle.  Auparavant, elle s'appelait rue Sainte-Croix (XVème  siècle) d'après Rolin  Barthélémy, Sr de Sainte-Croix, juge mage de  Provence, savant juriconsulte, qui y avait sa maison.

        


Joseph Emile Charles LOUBON naquit le 12 janvier 1809 à Aix-en-Provence dans une famille de négociants aisés qui encouragea sa vocation. Il fit ses études au Lycée d'Aix, puis des études de Droit, tout en fréquentant l'école de dessin alors dirigée par  Constantin, puis par Clérian.
acte de naissance
arbre
      
      

Il partit pour Rome (1829) pour accompagner Granet qui avait remarqué ses talents. Il visita les musées et s'essaya à ses premiers paysages dans la campagne italienne, puis il s’installa à Paris (1831) pour continuer sa formation. Son confortable atelier était fréquenté par de nombreux jeunes peintres qui, par la suite, devinrent célèbres.

1833 vit sa première exposition au Salon : il y obtint la médaille de 3ème classe. Par la suite il exposa chaque année.

Mais, en 1845, à cause des mauvaises affaires de son père, il fut contraint de chercher un travail. Il obtint grâce à l'appui d'un oncle paternel, la place de Directeur de l'Ecole de dessin des Beaux-Arts de Marseille, en remplacement d'Augustin Aubert, mis à la retraite.

Retrouver la Provence après dix années confortables mais sans but précis lui donna une énergie nouvelle : le contact avec les jeunes peintres, auxquels il communiquait son enthousiasme et son savoir-faire, contribua aussi à son épanouissement.   "Il va avoir quarante ans, sa vraie production commence"   (J-L.Vaudoyer)


Directeur des Beaux-Arts de Marseille

Il dynamisa cette école modeste, il réorganisa les cours et, excellent pédagogue, il fut vite entouré d'élèves admiratifs. D'une grande bonté, il était très aimé de ses élèves qui appréciaient la justesse de son jugement et son respect de leur style et personnalité. " Il poussait chacun dans la voie qui lui était propre". (M. de Vaines, peintre : Discours de réception à l'Académie de Marseille, le 27 mai 1866).

Continuant les recherches de Constantin et de Granet, il les répercuta sur une nouvelle génération : Aiguier, Boze, Cabasson, Cabanis, Guindon, Ponson, Grésy, Fr.Simon, etc.


Fondateur de la Société des Amis des Arts de Marseille

Dès 1845, il fonda cette association dans le "but de propager et d'entretenir le goût et la
culture des arts à Marseille", notamment grâce à des expositions

les expositions à Marseille :

En 1846, Emile LOUBON organisa une superbe exposition de peinture à Marseille, avec plus de deux cents exposants parmi lesquels ses amis, Delacroix, Couture, Decamps, Rousseau, Granet,  Troyon,  Diaz,  Roqueplan, etc…   Il recommença en 1847, mais les événements politiques de 1848  (et quelques jalousies locales)   l'empêchèrent de continuer.

Ces expositions,  sources d'échanges et de découvertes, ont lancé les peintres provençaux dans les voies du renouveau.

1849 - Bref voyage en Orient  (l'Italie et l'Orient sont deux destinations incontournables pour les peintres).

Les grands formats

Stimulé par le fait d'avoir retrouvé les paysages de son enfance,  il s'attacha à en exprimer la beauté sauvage (qui plaisait peu aux parisiens): Il peignit des toiles de plus en plus grandes, de véritables panoramas qui permettaient de mettre en scène des paysages de plus en plus  vastes. Le  choix de grandes dimensions permettait aussi de jouer avec les distances et les perspectives. Plus que le rendu réaliste de la nature, c'est le sentiment qu'elle lui inspirait que l'artiste réussit à nous faire partager.

Loubon n'est pas un simple peintre paysagiste, il est "le peintre de l'âme de la Provence"

AYGALADES
    camargue   

portrait madame Loubon






Le 6 octobre 1852, il se maria à Marseille avec un ancien modèle d'une grande beauté au prénom étrange : Isménie.

1er mai 1863 - Décès à Marseille, après des années de souffrances dues à un cancer.


Le prix Loubon :
Madame Veuve LOUBON, qui était née dans l’Oise et avait vécu à Marseille, tint à instituer la ville d’Aix sa légataire universelle. Son testament (déposé le 18 avril 1894 chez Me Jourdan, notaire à Marseille) stipulait que « chaque année une somme serait remise à un peintre, sculpteur ou musicien méritant, ou sinon à l’hôpital ». Ce « prix Loubon », environ 3 000 francs, fut régulièrement attribué entre 1896 et 1939.





       
      













Sources : AD (dépôt d'Aix) - CD Rom de l'AG13  - Bibliothèque Méjanes - Bibliothèque municipale de Ventabren  et Biblio.13
Ouvrages : "Loubon"  Paule Brahic-Guiral, "La Peinture en Provence"  Alauzen
Réalisation : Michèle Renoux  AG13 antenne d'Aix  2008

Activités de l'antenne aixoise de l'AG.13



poster





Retour à la liste alphabétique

Vers le plan d'Aix en Provence

Retour à l'accueil



Panneau de l'exposition










Retour en haut de page