plaqueFrançois de MALHERBE

 (Caen 1555 - Paris 1628)


Gentilhomme, Poète

      

portrait

 


   arbre

Il fit des études de Droit à Caen, puis à Paris, Bâle et Heidelberg mais choisit finalement la voie des armes et s’attacha (en 1576) à la personne d'Henri, Duc d'Angoulême et Grand Prieur de France, fils naturel d’Henri II et d’une dame d’honneur de Marie Stuart. Quand, en 1577, le Duc d’Angoulême fut nommé Gouverneur de Provence, il le suivit à Aix en qualité d'aide de camp et de secrétaire.

En 1581, il épousa à Aix Magdeleine de Coriolis, veuve d'un Conseiller au Parlement de Provence et fille d'un Président à ce même Parlement.
CM



commemoration    


Lorsqu'il séjournait à Aix, Malherbe habitait rue Courteissade, ainsi que le rappelle une plaque, l'hôtel de Margallet, aujourd'hui disparu (la sœur de son épouse était une dame de Margallet). C'est là que fut établi son contrat de mariage en 1581. Mais son nom a été attribué à une allée ombragée située sur le tracé de l'ancienne route de Marseille avant les travaux de la Rotonde, l'avenue Malherbe.






Ses amis en Provence


Quand Malherbe arriva à Aix, le jeune homme eut la surprise de rencontrer d'autres poètes et rejoignit leur groupe : il y avait César de Nostre-Dame ( fils de Nostradamus), Bellaud de la Bellaudière  poète provençal, Louis de Gallaup-Chastueil qui fut témoin à son mariage, Jean de La Cépède, d'Escallis, N. de Villeneuve-la-Garde, et bien d'autres grands esprits de l'époque comme Nicolas  Fabri de Peiresc. Il y eut surtout François du Périer et le Président du Vair qui devinrent ses amis et eurent un rôle important dans son destin.

En 1586 la mort du duc d'Angoulême, tué en duel, le priva de tout soutien. Il partagea alors sa vie entre la Normandie et la Provence où il continuait à fréquenter le cercle des poètes aixois. Il écrivit en 1599 le poème "Consolation à Du Périer".

En 1600, son «Ode de bienvenue à Marie de Médicis » charma la nouvelle épouse d’Henri IV lors de son passage à Aix. Et lorsqu’en 1605 il fit partie, avec Peiresc, du voyage de Guillaume du Vair à Paris, il fut reçu à la Cour. Charmant à son tour Henri IV avec son poème "Voyage du Roy allant en Limousin", il devint alors poète officiel de la Cour chargé de célébrer pendant des années les événements et  personnes de la Cour, protégé par Henri IV, puis par Marie de Médicis, son fils Louis XIII et par Richelieu qui le nommera trésorier de France en 1627.

Son œuvre

Plus que par l'abondance des poèmes, odes ou stances qu'il nous a laissés, c'est la qualité de ses vers qui l'inscrivit au nombre des grands poètes français.
Sa façon d'écrire des vers se modifia avec l'âge et passant de la magnificence à la sobriété, épurant la langue et délaissant les effets pompeux, il devint le "grammairien des poètes", préférant une technique impeccable aux élans de la sensibilité. Il fut l'un des premiers en Provence à écrire ses poèmes en français et non en provençal.  Il condamna les archaïsmes, les provincialismes, les mots vulgaires, les dissonnances, et abandonna les allusions aux thèmes antiques que les gens simples ne pouvaient comprendre.
Il rechercha avec rigueur des rimes sans défaut et bannit les licences admises par les poètes de la Pléiade comme le hiatus et l'enjambement. Il mit au point, au fil de son œuvre, toute une série de règles précises d'agencement des strophes : sizain d'alexandrins, dizain d'octosyllabes (avec ponctuation à la fin du quatrième vers), coupe à l'hémistiche des alexandrins etc…

Boileau lui rendit hommage dans son Art Poétique, s'exclamant :

    "Enfin Malherbe vint, et, le premier en France,
              Fit sentir dans ses vers une juste cadence…" etc..

 … encore que : "France" et "cadence" auraient été des rimes désapprouvées par l'intéressé…



Légende de la « consolation à du Périer pour la mort de sa fille »
Cette œuvre est l'objet de bien des erreurs :
La légende : Une jeune fille, Rose, serait morte très jeune et Malherbe (ou bien Ronsard ?) aurait composé un poème en sa mémoire.
Les faits : C'est bien François de Malherbe qui écrivit ces vers en consolation à son ami aixois François du Périer.
La petite défunte n'était âgée que de trois ans environ et ne s'appelait pas du tout Rose mais Marguerite (dans le texte, rose n'est pas un prénom).
Cette ode écrite à Aix en 1599 est la reprise d'une œuvre plus ancienne, « l'Ode à Cléophon » (1590), où l'absente était prénommée Rosette.
A sa publication, les critiques furent sévères : "trop long!", "pas assez de compassion!"… mais ce poème contient des vers que personne n'a oubliés quatre siècles plus tard.

 « Ta douleur, du Périer, sera donc éternelle ?.....
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Mais elle était du monde où les plus belles choses
Ont le pire destin
     Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
            L’espace d’un matin. 

En 1627, son fils, Marc Antoine, fut tué en duel à Cadenet et inhumé à Aix au couvent des Minimes et Malherbe mourut le 16 octobre 1628 à Paris.


Sources : Archives Départementales, Bibliothèque Méjanes, Aix, Bibliothèque Municipale de Ventabren,
    Bibliothèque Nationale (Internet : site "Gallica"), - CDRom AG13
Ouvrage : Lagarde & Michard XVIème siècle,
Réalisation : Michèle RENOUX, AG13-Antenne d'Aix 2007           

Activités de l'antenne aixoise de l'AG.13

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