plaqueHonoré Gabriel RIQUETI, Comte de MIRABEAU  (1749 - 1791) 

Député du Tiers-Etat pour Aix à l’Assemblée Nationale



portraitHonoré Gabriel RIQUETI, comte de Mirabeau est le 9 mars 1749 au Bignon (Loiret) renommé : Bignon-Mirabeau.

   Fils aîné de Victor Riqueti, Marquis de Mirabeau et de Marie Geneviève de Vassan, il est né un pied tordu et fut défiguré par une petite vérole mal soignée. Issu d’une famille noble d’origine toscane installée en Provence depuis plusieurs générations, il fut élevé très sévèrement par un père qui le haïssait.

   Le 23 juin 1772, dans l’Eglise du St Esprit d’Aix en Provence, il épouse Marie Marguerite Emilie de Covet de Marignane, fille de Emmanuel Anne Louis de Covet, Marquis de Marignane et de Madame Anne Gabrielle Mabile de Maliverny, dont il a eu un fils mort en bas âge.

AM    Criblé de dettes, son père le fait enfermer au fort de Vincennes et au château de Joux (Doubs). Il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier, Président de la Cour des comptes du Dole. Mirabeau fut condamné à mort par contumace, puis extradé et enfermé au château de Vincennes de 1777 à 1780.

   En 1783, il intenta à sa femme le célèbre « procès d’Aix » pour tenter de la forcer à reprendre la vie commune et surtout pour bénéficier de la fortune dont elle avait finalement hérité. Il fut débouté mais devint célèbre à cette occasion, son extraordinaire éloquence ayant frappé les spectateurs au cours des débats.

   A sa sortie de prison, il se présente aux élections des Etats Généraux de 1789. Repoussé par la noblesse, il publia un discours véhément adressé aux nobles provençaux. Il est alors nommé par le Tiers Etat, à Aix et à Marseille. Il opta pour Aix.

   Il défend les droits de la liberté de la presse avec publication du Courrier de Provence, il participera à la rédaction des Droits de l’Homme et du Citoyen et soutint la réquisition des biens du clergé.

Il est à l’origine du découpage départemental.

Il est mort à Paris le 2 avril 1791.


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Ses citations :
* sa déclaration lors de la séance royale du 23 juin 1789 à Henri-Evrard de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies, venu apporter l’ordre de dissolution de l’Assemblée constituante signé par le roi Louis XVI et que Le Moniteur rapporte deux jours plus tard en ces termes :  « Oui, Monsieur, nous avons entendu les intentions qu’on a suggérées au Roi ; et vous qui ne sauriez être son organe auprès des Etats-Généraux, vous qui n’avez ici ni place ni voix, ni droit de parler, vous n’êtez pas fait pour nous rappeler son discours. Cependant, pour éviter toute équivoque et tout délai, je vous déclare que si l’on vous a chargé de nous faire sortir d’ici, vous demander des ordres pour employer la force : car nous ne quitterons nos places que par la puissance des baïonnettes. »

* « Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet ».


Ses écrits :
* Lettres à Sophie,
* Les lettres de cachet et les prisons d’état.




Sources :
- Notice écrite par Claudine Cavalier-
- Biographie réalisée par Aurélie Girbau :  Cinq siècles d’histoire avec les Riqueti de Mirabeau
- A. Valentin : Mirabeau avant la Révolution (1946) & Mirabeau dans la Révolution (1947)
- Internet : Wikipédia - L’Histoire en Ligne - portrait de Mirabeau

Panneau réalisé par Geneviève Giovanelli, JDP 2007

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