plaqueJean-Baptiste VAN LOO

(1684 - 1745) 

Peintre


familleQuel Van Loo ?

     Dans nos recherches, nous n’avons pas trouvé la mention d’un prénom et il est difficile d’affirmer à quel membre de la famille Van Loo la ville a voulu rendre hommage. En effet, les Van Loo ont constitué une véritable dynastie de peintres d’origine hollandaise et devenue provençale. On dénombre onze artistes, dont sept ont été membres de l’Académie de peinture de Paris, ou Peintres du Roi. Le premier arrivé à Aix, vers 1680, était Abraham Louis Van Loo qui aura trois fils également peintres, dont Jean-Baptiste et Charles, les deux plus célèbres.
    On peut toutefois vraisemblablement penser que c’est à Jean-Baptiste Van Loo, peintre célèbre au XVIIIe siècle, que la ville a voulu faire honneur. Il est né et décédé à Aix. De plus, la localisation de la rue Vanloo, débouchant sur le Pavillon Vendôme, aurait été choisie pour rappeler que le peintre a habité ce lieu vers la fin de sa vie.
 
Sa vie
    Jean-Baptiste Van Loo, né à Aix le 11 janvier 1684, est un peintre de portraits et de scènes religieuses qui a été remarqué jusqu’à la cour de Louis XV. Il fait partie d’une famille de peintres, dont le plus éminent est son frère Charles.
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     Il descend d’une lignée de peintres hollandais. Son père a quitté les Pays-Bas et s’est installé à Paris en 1663. Plus tard, il quittera la capitale, et s’établira à Aix vers 1680. Très vite, et sans doute à cause du manque de commandes, il rejoindra son frère Jean à Toulon qui l’introduira à l’arsenal. Le jeune Jean-Baptiste suivra son père pendant sa jeunesse, d’Aix à Toulon, et de Majorque à Nice et il étudiera la peinture à ses côtés.

     En 1706, il est de nouveau établi à Toulon, où il va rapidement se faire une situation qui lui permettra de se marier avec son élève Marguerite BRUN à qui il enseigne l’art de la miniature, celle-ci étant la fille d’un avocat toulonnais renommé.
     Il revient à Aix en 1708 où il exécute plusieurs oeuvres. Mais on retiendra particulièrement le plafond du Pavillon Lenfant, encore visible aujourd’hui et réalisé en 1710. Le commissaire Lenfant, intendant pour le roi de la garnison de Monaco, et vraisemblablement satisfait de son travail, va l’introduire dans la société aixoise et auprès de la Cour de Monaco dont il recevra des commandes de portraits mondains.
arbre     Sa notoriété croissant, et pour parfaire son art, il décide alors de partir en Italie. A Turin en 1712, il rencontre et sympathise rapidement avec le Prince de Carignan, cousin et gendre du roi Victor Amédée de Savoie. Le prince deviendra son mécène et lui financera un voyage d’étude à Rome. A cette époque, il ajoutera à sa sensibilité flamande sa nouvelle influence italienne. Pendant ces années romaines, il enseignera la peinture à ses deux fils aînés, mais aussi à son jeune frère Charles-André, dont il s’occupe depuis le décès de leur père en 1712.

vendome    

   En 1718, le Prince de Carignan est obligé de quitter l’Italie et se réfugie à Paris, d’où il ne tarde pas à rappeler son peintre favori en 1720. Il lui passe quelques commandes, et bientôt Jean- Baptiste Van Loo est présenté au Régent, le Duc Philippe d’Orléans. Ce dernier lui confie la réalisation d’un plafond à réaliser dans un délai de huit jours.  Parvenant à respecter ce délai, Van Loo sera désormais protégé par le Régent qui lui confiera de nombreuses autres commandes. Agréé par l’Académie royale de peinture dès 1722, il réalise dans cette période parisienne de nombreux portraits de la haute société mais aussi des scènes religieuses. Après un premier portrait de Louis XV fait de mémoire, qui plut au Roi, il se voit confier à deux reprises la réalisation de son portrait en 1724 et 1727. En 1731, il est reçu à l’Académie.

enfant

     Après quelques années assorties de grosses commandes, Jean-Baptiste Van Loo connaîtra une période plus difficile, pendant laquelle son jeune frère Charles, en pleine gloire montante, lui ravira la sienne.
     De 1738 à 1742, il trouvera un regain de succès à Londres. Bénéficiant de l’engouement pour la mode française et de la protection de Robert Walpole, portraitiste de la famille royale, il aura une influence certaine sur l’âge d’or du portrait anglais.
     Il revient ensuite s’installer définitivement à Aix, et jusqu’à sa mort il exécutera des portraits et des scènes religieuses. Il rédige son testament en août 1745, lequel indique que le peintre jouit d’une faible santé de son corps. Il décèdera quatre mois plus tard, le 19 décembre 1745 et sera inhumé dans l’église de l’ancienne Madeleine aujourd’hui disparue.
    Bien que n’ayant vécu que quelques années à Aix (pendant une partie de son enfance, puis entre 1708 et 1712, un bref retour en 1735 et enfin de 1742 à 1745, il est de tous les peintres VAN LOO, celui qui aura le plus marqué la ville d’Aix.

chasse











Armide














Louis XV



déliberation
Sources


* BENEZIT, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ
* BOYER Jean, La Peinture et la gravure à Aix-en-Provence 1530-179, 1971, Gazette des Beaux-arts
* BOYER Jean, Le patrimoine architectural d’Aix-en-Provence XVIe - XVIIe - XVIIIe siècles, 1985, Imprimerie Paul Roubaud
* BOUYALA D’ARNAUD André, Evocation du Vieil Aix, 1989, Editions de Minuit
* GLOTTON Jean-Jacques, Renaissance et Baroque à Aix-en-Provence, 1979, Ecole française de Rome
* ROUX ALPHERAN, Les rues d’Aix,  1964, réédition Aubin
* SANCHEZ Barbara, Récits de la rue et de la ville : Aix-en-Provence
* TOURNEUR Sophie, in Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Paca, Alauzen, Nouvelle édition Laurent Noël, Jeanne Laffitte.

ARCHIVES MUNICIPALES D’AIX-EN-PROVENCE
ARCHIVES DEPARTEMENTALES – DEPOT D’AIX-EN-PROVENCE

SUR INTERNET : WIKIPEDIA.

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